Les femmes au pouvoir : une antithèse ?
Les femmes et le pouvoir. Un manifeste. a été écrit par Mary Beard et publié le 2 novembre 2017. Dedans, elle s’exprime sur la place dans la femme dans le pouvoir depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours.
Première partie
Dès l’Antiquité, les femmes sont exclues par les grands auteurs du pouvoir. C’est encore le cas aujourd’hui où le pouvoir et l’autorité sont attribués à l’homme. L’exemple donné au début du livre illustre parfaitement : Homère écrit que Télémaque, fils d’Ulysse, ordonne à sa propre mère Pénélope de se taire. A l’inverse, Mary Beard parle aussi du discours de la reine Elizabeth 1ère qui prend la parole face aux soldats à Tilbury où elle affirme avoir « le cœur et l’estomac d’un roi ». Cette phrase lui a permis d’assoir son autorité sur ses troupes et sa place sur le trône.
Cette prise de parole a été suivie par d’autres femmes mais dans le milieu du militantisme. Deux femmes souvent oubliées, Sojourner Truth et Coretta Scott King ont défendu le droit des femmes noires. Ces revendications pour l’amélioration des conditions de la femme dans la société patriarcale sont très importantes pour Mary Beard qui insiste dessus. Même si ces exemples existent, il reste difficile pour les femmes de s’exprimer et d’être entendue sur d’autres sujets publics comme elle le dit.
« Par définition, dans la plupart des circonstances, une femme parlant en public n'était pas une femme. »
Malgré cela, elle montre que des femmes ont réussi à atteindre de hauts rôles dans le monde politique comme Hilary Clinton, première femme candidate aux élections présidentielles des Etats-Unis d’Amérique et Angela Merkel, chancelière d’Allemagne.
Mais cela a un coût qu’elles payent quotidiennement. Entre les médias cherchant à les descendre et la rudesse du monde politique, elles n’ont pas le droit à l’erreur.
Dans le monde de la littérature, les personnages principaux féminines sont les cibles de la misogynie. Elle fait référence ici au livre Herland de Perkins Gilman qui se passe dans un monde peuplé seulement de femmes et où 3 hommes arrivent pour avoir un ordre masculin comme notre monde. Cela rappelle le début du livre avec l’exemple de Pénélope et Télémaque.
Seconde partie
Beard revient par la suite sur les femmes dans le monde politique. Elle dit que celles-ci sont désavantagées par rapport à leurs homologues masculins dans l’ascension aux postes. Afin d’y accéder, ces femmes doivent imiter leurs prédécesseurs en se travestissant en homme, physiquement comme psychologiquement. Et quand ces hommes politiques font des écarts de comportement, ces actions sont féminisées. Leur comportement en réaction est vu comme de la persuasion tandis que pour une femme, il s’agirait d’un coup de folie. Lors des élections aux Etats-Unis d’Amérique de 2016, Hilary Clinton se verra comparer à Méduse, figure terrifiante de la mythologie. Cette attaque des partisans de Donald Trump fait écho à la naissance d’Athéna vénérée en parti pour ses qualités guerrières qu’elle tient de son père qui l’a enfanté et non de sa mère.
Pour terminer son livre, Mary Beard désire nous pousser à la réflexion sur le pouvoir, sa nature pour revoir notre vision de celui-ci avec la place de la femme de la politique et que désormais le pouvoir soit « conféré » et non « possédé ».
Vous croyiez que c’était fini ? Bien-sûr que non, vous pouvez continuer votre lecture en découvrant la galerie de portrait et la frise chronologique !